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Thorgal Saga

« La déesse d’ambre » est le nouvel album de la collection Thorgal Saga, et il arrive en librairie dans quelques semaines ! L’album, réalisé par Christophe Bec, Valérie Mangin et Gaétan Georges, sera disponible en deux versions que vous pouvez découvrir ci-dessous. La version classique en couleur sera magnifiée par cette couverture réalisée par Christophe Bec. Cette scène somptueuse place Thorgal dans un environnement aussi beau qu’inquiétant ! L’édition spéciale de l’album bénéficie également d’une couverture inspirante, avec une approche très différente. Une femme mystérieuse, au visage marqué par la vie, y plonge son regard dans le nôtre. La pierre ambrée qu’elle porte sera certainement au cÅ“ur de cette nouvelle histoire… Pour vous faire patienter, notre concours « les Pierres d’Odin » vous permet de remporter l’édition classique de cet album, juste avant sa parution en février. N’hésitez pas, foncez, il n’y aura qu’un seul vainqueur ! Pour jouer c’est ICI
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Concours Thorgal Saga

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Thorgal dans le monde - Allemand, anglais et breton

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Thorgal existe depuis 1977, avec d’abord une parution en revue spécialisée, rapidement suivie de la consécration en albums dès 1980. Avec le succès, la série s’est exportée depuis dans de nombreux pays. De nos jours, elle a été traduite en une vingtaine de langues ! Les principaux marchés pour les albums de Thorgal restent bien sûr les marchés francophones et néerlandophones. Logique, pour une série de BD franco-belge. Portée par la personnalité et le talent de son dessinateur polonais, Grzegorz Rosinski, la série connaît également un très grand succès en Pologne. Le Viking balafré, sa famille et ses aventures, font aujourd’hui partie d’un patrimoine partagé par des milliers de lecteurs du monde entier. Vous connaissez bien l’édition francophone de Thorgal. Que diriez-vous de découvrir les albums que lisent nos voisins européens, mais aussi les lecteurs américains, indiens, turcs ou coréens ? Une nouvelle rubrique de l’onglet « Collection » vous propose de découvrir les albums en langues étrangères : format,  traduction, lettrage, distribution, recueils… avec parfois des designs, titres ou illustrations de couverture vraiment inattendus ! Pour ouvrir cette nouvelle rubrique, les trois premiers articles présentent les éditions allemandes, anglaises et bretonnes de la série. Eh oui, du breton, car Thorgal a aussi été traduit en langues régionales. C’est à découvrir en cliquant ICI. Bonne visite à tous.

Intégrale Libertago - Tome 3

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Le troisième tome de l’intégrale Thorgal de luxe est toujours disponible, et le quatrième ne devrait plus tarder, alors prenons quelques minutes pour feuilleter cette édition d’exception, avec de nombreuses photos qui vont vous permettre de la découvrir en détail ! Si vous ne connaissez pas encore cette fabuleuse édition de luxe, vous pouvez également entrevoir les deux premiers tomes dans ces articles qui les présentent avec de nombreuses photos, ou lire sur le forum les différents commentaires des lecteurs qui se sont procuré ces albums, soit en France, soit directement auprès de l’éditeur polonais. – Le tome 1 de l’intégrale Libertago – Le tome 2 de l’intégrale Libertago – Le sujet dédié sur le forum Comme toujours, nous recevons l’album dans un cocon protecteur, bien nécessaire vu le prix assez élevé de l’objet (140 euros, soit 35 euros par tome si on veut se faire un peu moins peur). On pourra conserver l’écrin de plastique, non seulement pour faire péter une bulle de temps en temps, mais aussi pour l’autocollant qui nous rappelle qu’il s’agit d’une édition limitée et numérotée. Contrairement à ce qu’indique l’autocollant, ce sont bien les tomes 9 à 12 que nous retrouvons ici ! Le livre est grand, lourd, doux et agréable au toucher. Mmh… Il y a de l’amour là-dedans. La maquette est comme toujours réalisée par Piotr Rosinski. Pour cet album qui se tourne essentiellement vers le périple au pays Qâ, on retrouve une belle illustration aperçue il y a une vingtaine d’années en couverture d’une intégrale du cycle de Qâ au Lombard. Le vernis sélectif est appliqué sur le titre Thorgal, mais aussi sur notre héros, au milieu de ses compagnons, ainsi que sur un symbole plus discret et une frise. Curieusement, le dos toilé n’est pas de la même couleur que la bande marron qui suit la tranche. Visuellement c’est assez curieux. Un lecteur taquin avec de solides références pourrait dire qu’il est jaune devant, marron derrière. Les finitions restent néanmoins impeccables, notamment avec la tranchefile jaune. La quatrième de couverture est plus sobre mais propose les toiles classiques des quatre tomes inclus dans l’album : « Les archers », « Le pays Qâ », « Les yeux de Tanatloc » et « La cité du dieu perdu ». En inclinant l’album, on découvre une petite surprise en vernis sélectif. Allez, on l’ouvre ! Vous n’avez pas cassé la tirelire cochon juste pour une couverture sympa. On retrouve notamment le numéro de l’album, sur un total de 280, alors que les tomes précédents n’étaient que 250. Un ex-libris signé par le maître est inséré page suivante, en face de la page de titre en noir et blanc qui accompagne le premier tome proposé. L’image choisie pour l’ex-libris a eu plusieurs vies, on l’a notamment vue en couverture de l’un des tomes de l’intégrale Niffle en noir et blanc (la première, en 2004) mais aussi en couverture de l’hebdomadaire Tintin dans les années 80. Que dire sur la suite ? Vous avez quatre albums parmi les meilleurs de la série. En grand format 29 par 36. Sur un beau papier épais et soyeux. Avec des couleurs fidèles, très bien reproduites et une impression très soignée. Voilà. Que du bonheur… Et comme pour chaque tome de la collection, le cahier graphique est un pur plaisir, avec de nombreuses Å“uvres de Rosinski, exposées avec la sobriété qu’elles méritent. On commence d’ailleurs avec une Kriss à la craie sur fond noir, une Å“uvre récente qui vaut le coup d’œil. On retrouve ensuite les toiles des quatre couvertures, puis d’autres images vues il y a longtemps dans l’hebdo Tintin. Les esquisses et les toiles nous replongent dans les années de création de ces albums, en balayant la collection de réalisations de l’auteur, avec également des travaux beaucoup plus récents. Trop bien, non ? Cette magnifique intégrale est un peu la collection ultime, à la fois pour son format et sa qualité de réalisation. Elle est réalisée en Pologne par une équipe de passionnés, mais la demande de notre côté francophone de l’Europe a permis à cette version française de nous parvenir. Et c’est tant mieux !

Intégrale Libertago – Tome 2

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L’intégrale de luxe Libertago continue son aventure, puisque trois tomes sont déjà disponibles et que le quatrième ne devrait pas tarder. Si vous ne connaissez pas encore cette fabuleuse édition de luxe, vous pouvez découvrir le premier tome en lisant cet article qui le présente avec de nombreuses photos ou lire sur le forum les différents commentaires des lecteurs qui se sont procuré ces albums, soit en France, soit directement auprès de l’éditeur polonais. – Le tome 1 de l’intégrale Libertago – Le sujet dédié sur le forum Mais aujourd’hui, je vous propose de découvrir le deuxième tome, dans lequel sont réunis quelques-uns des albums les plus mythiques de la série : « Au-delà des ombres », « La chute de Brek Zarith », « L’enfant des étoiles » et « Alinoë » . Il arrive comme toujours au sein d’un matelas protecteur, avec son numéro indiqué sur une étiquette. Eh oui, rappelez-vous qu’il s’agit d’une édition (très) limitée ! Vite, on déballe ! Mais avec précaution, parce que l’album coûte un bras. 140 euros, pour rappel. La toile de couverture est une évolution inattendue d’une toile réalisée par Grzegorz Rosinski en 2013 pour le mur Thorgal, une reproduction immense visible sur un immeuble de Bruxelles. Vous trouverez une présentation de ce mur en suivant ce lien ICI. L’image a été énormément retravaillée, non seulement parce qu’elle est ici beaucoup plus détaillée, mais aussi parce qu’elle nous propose un couple armé jusqu’aux dents, alors que le dessin originel nous les montrait en couple amoureux se tenant par la main. Le visage de nos héros a aussi bien changé. C’est magnifique ! Voici d’ailleurs le mur Thorgal, avec à ses pieds un touriste bien connu. La couverture est rehaussée avec divers vernis sélectifs, aussi bien devant que derrière. On retrouve les superbes effets d’encre ou de vernis du premier tome, notamment sur la pierre gravée derrière Aaricia. Allez, on l’ouvre ! Et en faisant attention, voire avec des gants. On y retrouve le numéro, la maquette élégante réalisée par Piotr Rosinski, et le visuel de couverture. L’album est accompagné d’un ex-libris signé par le maître, numéroté également. On vous le dit, c’est l’édition ultime. L’image choisie était en couverture de la revue Super Tintin en juillet 1983. Elle est toujours aussi belle. Les quatre albums sont ensuite proposés avec la même qualité d’impression que dans le premier tome de l’intégrale. On retrouve également la page d’ouverture de chaque album, ornée d’une belle image en noir et blanc. C’est beau, c’est en grand format, fort bien imprimé. A noter que l’album « Alinoë » ne bénéficie pas ici de la remasterisation superbe, mais en noir et blanc, qui est pour l’instant uniquement disponible dans l’intégrale Niffle en noir et blanc. Les deux intégrales sont réellement complémentaires. Votre tirelire va prendre des coups de marteau. L’album se conclut avec un cahier graphique présentant d’une part les toiles de couverture des quatre tomes, d’autre part des images plus ou moins connues, souvent très anciennes, reproduites encore une fois avec beaucoup de soin. La magnifique image de gauche, ci-dessous, était en couverture du second tome du roman Thorgal paru en 2010. Vous pouvez le voir ICI. Cette intégrale est une belle expérience pour le fan qui voudrait profiter d’une édition rare et superbe. Faites attention, on vous l’a déjà dit, il y a très peu d’exemplaires et l’album ne sera bientôt plus disponible. On se retrouve bientôt avec une présentation du tome 3 et des nouvelles des tomes suivants.

Intégrale Libertago - Tome 1

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Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le premier tome de l’intégrale grand format en couleurs qui est en cours de parution. Ce magnifique tirage de luxe est édité par Libertago, en partenariat avec PolishComicArt.pl (site en polonais). Trois tomes regroupant les douze premiers albums de la série existent déjà en polonais, et les deux premiers tomes sont disponibles en français. On vous présentera toute la gamme au cours des semaines et mois à venir ! Mais voici aujourd’hui le premier tome en français, en découverte live ou presque. On commence même avec l’énorme colis reçu à la maison. Les bords étaient un peu abîmés, ça fait transpirer un peu, mais en fait on verra qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. A l’ouverture, on peut voir qu’il y avait de la marge autour des albums, ils sont dans un énorme écrin de carton. Ouf ! Il y a deux albums, en fait. Je suis faible. Les tomes 1 et 2, à la fois. Les deux tomes sont proposés à 140 euros chacun chez Collector BD, en ce moment. C’est une somme, mais avec quatre albums par tome on est à 35 euros par album. Et vous allez voir qu’il s’agit d’une édition simplement fabuleuse, le collector ultime en intégrale. Chaque album est numéroté. La version française est limitée à 250 exemplaires, la version polonaise à 350 exemplaires. Les voilà côté face. On fait durer le plaisir avant d’ouvrir précautionneusement… Faites disparaître les enfants, les clébards et la poussière en suspension dans la pièce… Pas question d’abîmer l’étiquette qui ferme la pochette. Il faut décoller dans le calme. Tout doux, tout doux. L’album est également protégé par des angles cartonnés. Et voici le tome 1 ! Pour le tome 2, il vous faudra attendre un prochain article. La toile de couverture est magnifique, et inédite en France. Il s’agit d’une réinterprétation de la couverture de « La magicienne trahie », avec une petite touche de « L’île des mers gelées ». Thorgal y est beau et combattif, cerné par la chevelure flamboyante de Slive. Cette couverture a été vue en Pologne en 2014 à l’occasion de la parution d’un livre audio Thorgal qui reprenait les histoires des deux premiers albums de la série. On en a parlé ICI sur le forum il y a bien longtemps, notamment grâce à ces photos prises par un membre polonais de Thorgal.com, Maciek. Mais revenons à notre album ! Restez un peu concentrés ! Et regardez cette couverture superbe de plus près. De nombreux effets sont cachés ici ou là, notamment grâce à différents vernis sélectifs. La couverture est globalement mate, mais certaines zones sont rehaussées avec un vernis brillant qui joue avec la lumière. C’est le cas notamment dans l’angle de l’illustration, avec un triskèle stylisé. Vous pouvez remarquer au passage le dos toilé de rouge. En poursuivant l’exploration de la couverture, on découvre une frise qui borde l’illustration, ainsi qu’un élément de l’image rehaussé avec du vernis brillant. Chaque tome de la collection a, ainsi, un élément sélectionné et mis en valeur. Pour celui-ci il s’agit d’Aaricia, notre princesse, enlevée par deux aigles géants au cours d’une scène mythique. Le vernis, épais, fait ressortir ces zones à la fois pour l’œil et sous le doigt, ce qui donne à la couverture un relief agréable au toucher. D’où l’importance de faire sortir les gamins de la pièce avant de manipuler l’album. Dans la zone de titre, on retrouve ce vernis sélectif sur l’année de parution — 2019 en chiffres romains — ainsi qu’une dorure apposée sur les années de parution des quatre tomes, là aussi en chiffres romains. La maquette de l’album est particulièrement soignée ! Vous le noterez sûrement au passage, un nouvel album signé « Rosinski – Van Hamme », ça envoie du rêve. La quatrième de couverture est sobre — en apparence — mais reproduit nos couvertures classiques, et le logo fleuri du partenaire polonais. Mais en inclinant l’objet… Surprise ! On découvre une image classique de Thorgal, en vernis sélectif, cachée dans le grand aplat blanc. Coquinou. La tranchefile qui renforce la reliure alterne le rouge et le noir. Le souci du détail et des finitions, c’est aussi ce qui fait une édition d’exception — et donc un petit billet. Avant de continuer et surtout d’ouvrir l’album, voici un comparatif qui permet aussi de comprendre qu’on va avoir affaire à une image agrandie par rapport aux albums classiques. Et la grande nouveauté, pour cette intégrale, est qu’elle sera en couleurs. C’est parti ! Intérieur rouge, nous voici directement à la page de titre. On y retrouve la maquette de couverture, mais aussi la numérotation. On y découvre aussi que la maquette est signée Piotr Rosinski, fils de l’auteur, et que l’album est imprimé en Pologne. Mais ! Mon bel album hyper cher n’est pas signé !   Mais si, il est signé ! Pas directement sur l’ouvrage, mais sur un bel ex-libris reproduisant une toile assez récente de Rosinski, réinterprétant là aussi une scène mythique du premier album. Thorgal combat l’un des jumeaux qui protègent les anneaux de Freyr convoités par Slive. C’est beau, c’est numéroté, c’est signé. La page suivante reprend la maquette de couverture en focalisant sur le premier tome du recueil, « La magicienne trahie ».  L’image choisie pour l’illustrer est en noir et blanc, il s’agit de la fameuse scène de combat qui voit Thorgal et Gandalf s’allier temporairement contre un ennemi commun, sous l’œil attentif de la magicienne. Allez, vite, on tourne ! Et voici la première page de la saga, avec Thorgal sans sa cicatrice, et Gandalf équipé de la fabuleuse robe rose bonbon qui a fait sa légende. Il y a déjà tout ici, la finesse et la justesse du trait, les personnages flamboyants, le découpage efficace. Intéressons-nous à l’image. Comme annoncé, elle est nettement plus grande que dans les albums classiques, même si les marges restent assez conséquentes. Les albums classiques mesurent 22,3 par 29,4 cm. Sur les planches, les dessins mesurent 18,3 par 24 cm. L’intégrale luxe mesure 29,7 par 36,6 cm, avec des dessins qui font 23,2 par 30,4 cm. Avec donc une largeur et une hauteur augmentées de 27% environ, les dessins sont vraiment beaucoup plus grands, la surface de la planche étant augmentée d’environ 60 % ! Vous n’aurez pas de mal à lire les textes, mais surtout vous profiterez des dessins dans un format qui permet de s’attarder davantage sur les détails et de s’immerger dans l’histoire tout autant que dans l’art. Si vous êtes, comme tout le monde, fans de l’histoire courte « Presque le paradis », pas d’inquiétude, elle est bien là. Juste après elle, on ouvre directement le tome 2, « L’île des mers gelées », avec bien sûr son image la plus emblématique, l’enlèvement d’Aaricia par les aigles géants. En dehors de la taille, il faut saluer la qualité d’impression de l’album. Le plaisir de lecture est dans tous les détails, d’autant que la mise en page est parfaitement sobre. On a l’album, un point c’est  tout. Vous vouliez autre chose ? La lecture défile et nous voici déjà à l’ouverture du troisième tome de la série, le fabuleux « Les trois vieillards du pays d’Aran ». L’image choisie a marqué une génération de lecteurs et fortement participé à forger la légende de Thorgal. Cette intégrale remplit parfaitement son rôle jusqu’ici, mais parlons un peu de ce qui fait aussi sa spécificité, la couleur. Jusqu’ici, les intégrales Thorgal étaient proposées en noir et blanc. Vous pouvez d’ailleurs vous procurer la formidable intégrale Niffle en noir et blanc, en cinq volumes, un autre incontournable pour le fan et le collectionneur. On en parle ICI dans la partie « Collection » du site ou alors ICI sur le forum. Elle a l’avantage d’être moins chère, mais aussi moins rare. Cette intégrale Libertago fait le choix de la couleur. Une couleur originelle, marquée par les héritages du franco-belge des années 70, avec des teintes tranchées et souvent flashy. Pour ma part, j’adore, et j’imagine que les personnes qui accepteront de dépenser pas mal d’argent pour se la procurer auront le même avis. Ceci dit, cette édition luxe a travaillé sa couleur, en adoucissant les teintes pour les fondre davantage. On garde les nuances tout en évitant le côté parfois un peu criard des couleurs d’origine. L’équilibre est bon. L’encrage n’est pas en retrait, avec de beaux noirs, si bien imprimés qu’on distingue facilement les noirs encrés et les noirs peints. Oh non, déjà le quatrième tome ! Ça passe vite. Là encore, une scène dynamique a été choisie en introduction. Comme souvent pour ces belles éditions, le papier particulièrement épais évite toute transparence, ce qui évite que les noirs des pages au verso viennent s’inviter dans les blancs des bulles ou dans les zones claires du dessin. Comme toute édition luxueuse qui se respecte, cette intégrale propose ensuite un cahier graphique intéressant, avec quatorze Å“uvres du maître compilées en onze pages sobres. On retrouve des croquis anciens, les toiles des couvertures des quatre albums, des toiles plus récentes et des dessins peu ou pas connus. Un joli dessert que je vous laisse apprécier. Si vous êtes intéressés par cet album et cette collection, il faut savoir qu’elle sera vite épuisée. 250 albums, c’est très peu. A bientôt pour une présentation du tome 2 !

Tome 5 de l'intégrale Niffle

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Le tome 5 de l’intégrale Thorgal en noir et blanc, chez Niffle, vient de paraître. Ce recueil est déjà, malheureusement, le dernier de cette magnifique collection.   Nous retrouvons en couverture une image extraite de l’album « Le royaume sous le sable ». Au dos, une planche en noir et blanc est elle aussi extraite du même album. Une planche aux noirs profonds, au sein d’un labyrinthe uniquement éclairé par le flambeau tenu par Thorgal. Comme toujours, on retrouve sous la jaquette blanche les mêmes visuels sur fond orangé. En ouverture, la jaquette présente quelques anecdotes révélées par les auteurs, toutes liées aux albums présentés dans ce recueil. Allez, ouvrons le bel objet ! Et on commence avec une jolie surprise, un ex-libris qui résumé très bien pourquoi on a acheté l’album ! (49 euros, au fait, pour six albums en grand format) L’ex-libris reprend une magnifique toile de Rosinski, déjà vue en ex-libris autour de 2005, éditée à l’époque par Granit Associés. Il est temps de passer aux choses sérieuses ! Ce cinquième tome réunit les six derniers albums réalisés par Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski. Nous retrouvons donc « Arachnéa », « Le mal bleu », « Le royaume sous le sable », « Le barbare », « Kriss de Valnor » et, plus surprenant, « Le sacrifice ». Pourquoi surprenant ? On en reparle tout à l’heure ! On ouvre en frissonnant… Voici d’ailleurs une page de « Arachnéa » dont l’encrage est d’une fabuleuse complexité. Au trait sur fond blanc ou grattées sur fond noir, les toiles créent un univers d’affreuse dentelle. On continue ? Voici une page de « Le royaume sous le sable ». Ici, au contraire, l’ambiance est lumineuse et fait plisser les yeux. Comme toujours, ces planches sont plus grandes que dans les albums classiques. « Kriss de Valnor » est le dernier album réalisé au trait par Rosinski. Son dessin, perpétuellement en évolution, mêle un trait griffé et des noirs profond, sirupeux. On en arrive à la petite surprise de cette intégrale en noir et blanc. Pour compléter la collection, l’éditeur n’a pas hésité à intégrer le dernier album du duo mythique d’auteurs de Thorgal. Il est pourtant entièrement réalisé en couleurs directes. Il y a tout de même une différence importante entre cette édition et l’édition classique. Les cadres des cases et des bulles ont été retirés, livrant les images presque à nu, simplement accompagnées par les textes. Cela pourrait paraître anecdotique, et c’est pourtant magique. Avec des images plus grandes, parfaitement imprimées et épurées, l’album « Le sacrifice » est proposé ici en une version unique, particulière et passionnante à relire. Un joli bijou inattendu, dont la lecture vient clore très judicieusement la collection. Bien vu, bien fait. On referme l’album avec une image finalement assez rare, puisqu’elle était en couverture de « Le sacrifice » dans son édition spéciale 29bis qui plaçait en vis-à-vis dessins et scénario. On en parle ici, si vous voulez tout savoir. Cette intégrale Thorgal en cinq tomes, belle, complète, au tarif contenu, est à la fois un bel objet de collection et un excellent prétexte pour se replonger dans les albums qui ont forgé la légende de notre héros.

Rétro - La couronne d'Ogotaï en jaquette exclusive

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Petit détour en 1995, il y a 25 ans ! Le 21ème album de Thorgal vient de paraître. Il s’agit bien sûr de « La couronne d’Ogotaï », un album placé au cÅ“ur du cycle de Shaïgan-sans-merci, et qui s’offre la particularité de mettre Thorgal de côté pour créer un nouveau héros tout aussi fabuleux. Son fils. Une librairie bruxelloise, Schlirf book, proposa alors une édition spéciale de l’album, limitée à 300 exemplaires, couverte d’une jaquette devenue aujourd’hui plus rare et précieuse que l’album lui-même. Et c’est Olivier, membre du forum Thorgal.com, qui nous présente sur le forum cette rareté qu’il vient d’acquérir. Comme vous le voyez, Kriss de Valnor est à l’honneur, avec une superbe esquisse en noir et blanc, que l’on retrouve également à l’intérieur de la jaquette, sous la biographie des auteurs. A l’intérieur, bien sûr, une édition originale de l’album. Avec le « bonhomme qui marche » du Lombard, en haut à gauche, et l’ancien logo de l’éditeur. La couverture fait toujours son petit effet. Le dos est numéroté. A l’intérieur, magnifique surprise ! Les deux auteurs, Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski, se livrent à un amusant ping-pong verbal à coup de questions un peu impertinentes, histoire de se taquiner tout en s’avouant leur affection commune. Vous ne réussissez pas à lire ? Vous n’avez pas la jaquette ? Moi non plus. Alors voici la transcription de cet entretien qui nous ramène à l’une des meilleures périodes de la série. Bonne lecture ! Questions à Van Hamme par Rosinski Rosinski : Pourquoi prends-tu plaisir à faire mourir tes personnages ? Van Hamme : Ce n’est pas vraiment un plaisir, mais une nécessité narrative pour justifier les déplacements dans le temps. C’est un défi que je me lance pour essayer d’aller plus loin tout en restant crédible. J’essaie surtout d’imaginer un dénouement qui n’est pas celui que tout le monde attend. Rosinski : D’où te vient cette passion pour les paradoxes temporels passablement compliqués ? Van Hamme : J’ai toujours pensé que les sauts dans le temps et l’espace étaient des ressorts fascinants pour les histoires de fiction. Cela torture agréablement les méninges. L’essentiel est d’éviter le paradoxe temporel et de boucler la boucle en se fixant des limites à ne pas dépasser. Mais, c’est comme la dynamite : à manipuler avec précaution. Rosinski : Comment t’es venue l’idée de reléguer Thorgal au second plan et de faire de Jolan le nouveau héros de la série ? Van Hamme : Cela correspond à une envie. C’est le reflet de la vie, de la réalité. Ce garçon atteint l’êge de vivre ses propres aventures et c’est une façon de réveiller l’attention du lecteur. Rosinski : Quel effet cela fait-il d’être dans la peau du meilleur scénariste de la BD ? Van Hamme : Je suis content que tu t’en aperçoives enfin ! Blague à part, je n’ai pas cette prétention. Je me considère plutôt comme bon raconteur d’histoires qui tient, avant tout, à ne pas ronronner. Ce qui compte, c’est de toujours s’améliorer sans tomber dans le sensationnalisme facile. Et de toujours penser au plaisir de celui qui mettra tout cela en images… Questions à Rosinski par Van Hamme Van Hamme : Après 20 albums, est-ce que je parviens encore à te surprendre quand tu reçois un nouveau scénario ? Rosinski : Je ne suis jamais surpris car j’attends toujours que tu me surprennes. Et je n’ai jamais été déçu. Quand j’ai lu le scénario complet, toute mon imagination se met en marche pour le dessiner, pour en tirer toutes les possibilités et te surprendre à mon tour. Chez vous, ne dit-on pas qu’il faut arroser l’arroseur ? Van Hamme : Comment réussis-tu à ne pas te perdre dans ces histoires de paradoxe temporel où moi-même je doute parfois de mes constructions ? Rosinski : C’est simple : j’utilise la même machine à remonter le temps que toi ! Et puis, c’est tellement plus facile de dessiner une histoire dont le ressort est psychologique que des scènes de batailles ennuyeuses… Van Hamme : Tu passes beaucoup plus de temps que moi dans l’univers de Thorgal. Ne vient-il pas te hanter certaines nuits ? Rosinski : Pas vraiment. Je pensais que c’était plutôt ton cas depuis que j’ai donné un aspect physique particulier à tes personnages… Van Hamme : Quel effet cela fait-il d’être dans la peau du meilleur dessinateur de la BD ? Rosinski : Cela me fait plaisir si tu le penses vraiment, même si cette idée ne m’effleure jamais. Mais, j’ai plutôt l’impression d’être un éternel débutant qui a toujours énormément à apprendre de moi-même et des autres. En outre, je ne sais pas quels sont les critères à prendre en considération pour dire que quelqu’un est réellement meilleur qu’un autre…
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